En juin 2001, suite à ce printemps catastrophique, je prenais la décision de lâcher prise sur ma vie. Les seuls liens qui me rattachaient au monde étaient ceux de l’amour et de l’attention que je portais à mon fils, sans oublier Youri, mon chien fidèle qui me suivait depuis très longtemps. Je décidai de ne vivre que d’amour, sans rien d’autre. Au fond de moi, une petite voix me disait que tous les êtres vivant naturellement peuvent survivre en suivant leurs instincts. Alors pourquoi ne pas accepter pleinement cette réalité qui était devenue mienne et laisser la vie tracer son chemin plutôt que de lutter sans ne jamais réussir.
Je me sentais prête à un changement radical ne sachant pas où l’avenir me porterait. J’avais tellement cherché, exploré tant de chemins, me donnant corps et âme sans retour, que j’étais prête à tout.
Je pris l’initiative de me défaire de ce qui ne me servait plus dont mes ambitions artistiques, jusqu’à délaisser toutes mes pensées de désirs chaque fois qu’elles remontaient à ma conscience. Je voulais atteindre le vide.Il me fallait bien accepter l’évidence : ma volonté de réussite professionnelle était aussi grande que mon impuissance à y arriver.